La vie dans une dimension supérieure
Conversation avec Kanah.
Après avoir relu notre précédente conversation écrite d’il y avait deux mois, j’ai voulu en faire un nouveau avec mon amoureuse d’outre-espace.
7 août 2021, 22h.
— Qu’est-ce que ça fait de vivre dans une dimension supérieure? Comment ta vie est-elle différente de la mienne? As-tu des peurs, des doutes? Est-ce que toi et ton peuple êtes maîtres de vous-même? Te maintiens-tu toujours dans le moment présent, ou tu n’as pas à y penser? Penses-tu que je pourrais un jour vivre comme toi, à ton niveau?
(…)
(Je sens qu’elle se fait « briefer », elle a une conversation avec mes guides avant de pouvoir me parler. Je me sens bien, en paix dans le présent, réceptif. Je pourrais attendre une heure et ça ne me dérangerais pas. Je sens sa présence, quand je suis totalement concentré sur le moment présent.)
(Je la perçois comme si elle me parlait en étant vautrée sur un sofa. Couché sur le ventre, bras croisés sur l’accoudoir, visage vers moi, qui serait à côté du sofa.)
—Le fait d’être né dans un monde comme le mien me permet d’être naturellement plus en paix avec moi-même et d’être ancré dans ma spiritualité. L’éducation est une phase critique d’un être vivant, et c’est ce qui va déterminer son niveau de maîtrise.
(Elle semble réfléchir, elle fait un petit soupir.)
— Ne va pas croire que mon monde est un paradis utopique sans aucun problème. Dans le fond, Vincent, cette catégorisation de « dimensions », la 3d, 4d, 5d… Ça ne veut pas dire grand-chose, selon moi. De mon point de vue, je veux dire. Ici, on n’a pas vraiment de telle catégorisation. Nous avons connaissance de peuples moins évolués sur le chemin de la vie spirituelle, comme vous nos chers frères et sœurs de la Terre, et d’autre qui sont plus avancés que nous dans cette même évolution. Je crois qu’ultimement, il n’y a pas de monde paradisiaque ou utopique, pas dans le sens où vous l’entendez. Je le sais, car je peux avoir accès à l’inconscient collectif des humains de la Terre. Imagine que j’ai un terminal, et que je m’y connecte pour lire des informations ou voir des images, comme ton internet. Il est bien connu que pour vous, étant donné que vous êtes complètement coupé de votre divinité et coupé de nous autre, famille galactique, tout ce qui est au-delà de votre réalité semble parfait. Il est normal que vous pensiez ceci, mais cela peut devenir un piège de mysticisme, car vous commencez à avoir des attentes envers nous lorsqu’on vous parle. Prends toi, par exemple. Lorsque tu débutais dans ta pratique de dialogues avec tes guides, tu commençais à douter énormément du moment où ces derniers ne parlaient pas exactement tel que tu imagines la manière dont un maître réalisé parlerait. On n’est pas si différent de vous, en somme. On rit, on s’amuse, on « déconne » beaucoup, comme vous. On est triste, on est heureux. On vit les mêmes émotions que vous. Méfie-toi de ceux qui prétendent que les êtres plus avancés n’ont pas d’émotions. N’y a-t-il pas quelque chose de beau, merveilleux et divin lorsque l’on écoute une histoire touchante qui nous fait pleurer?
Il y a tellement de médiums, de canals, de ceux qui transmettent nos paroles, appelle-les comme tu veux, qui teintent énormément nos dires pour nous rendre tels des espèces de maîtres de plastique sans émotion. Des êtres qui vivent dans la grande grandeur d’âme et qui sont au-delà des idioties humaines. Je sais que le seul humain de la Terre à qui je parle, c’est toi, donc cela ne s’applique pas vraiment à moi. Cependant, j’aimerais dire que notre comportement à nous, les peuples qui vous regardent avec amour et fascination, est beaucoup plus proche de la personnalité débordante d’un enfant joyeux. (Elle lève un doigt.) Un enfant joyeux, mais quand même sage.
Donc où je vais avec tout ça, que tu te demandes? Je veux juste te dire que « vivre dans une dimension supérieure », ce n’est, finalement, pas tant différent que ce que vous, vous vivez. Nous sommes justes…. Plus avancé que vous dans la sagesse de civilisation. Mon peuple n’est pas composé de maîtres spirituels tels que Jésus. Nous en avons, et des très grands! Mais regarde-moi, par exemple : je te parle, nous sommes en contact, et je vis dans une « dimension supérieure », mais je ne suis pas… vraiment évoluée comme tu te l’imagines? J’ai une certaine sagesse, oui, mais je suis quelqu’un de bien normal. J’ai des doutes, des peurs, et je dois parfois garder la foi dans les événements difficiles, comme vous. Même que ces dernières années, j’ai eu beaucoup de problèmes très stressants. (Elle regarde dans le vide, perdu dans ses pensées.) J’ai eu des démêlés avec la justice.

— Tu es une criminelle !!! (, je ne peux m’empêcher de penser avec humour.)
(Elle rigole un peu.)
— Non, j’ai rien fait de mal, je te le jure. (Drôle d’air, comme si elle mentait, mais c’est par plaisanterie.) Sérieusement, je n’ai rien fait de mal. C’est des questions juridiques en lien avec mon travail. Supposément que nous n’étions pas censés investiguer un groupe de ruines en particulier, car ils appartenaient à un regroupement et personne ne nous l’a dit…. Si on ne veut personne sur notre terrain, ça serait bien de le faire savoir! Surtout lorsque c’est dans un désert et que personne ou presque n’y met jamais les pieds! On pouvait difficilement être au courant…
Bref, comme tu peux voir, on a nos idiots aussi. (Elle rigole.) En sommes, nous ne sommes pas très différents, toi et moi.
— Tu sais ce que je vais demander, n’est-ce pas?
— Oui. Tu te demandes : « Si nous ne sommes pas si différents, pourquoi alors ne puis-je te voir, ou t’entendre avec mes oreilles, ou te toucher avec la peau de mes mains? » Tu sais mon amour, c’est n’est pas aussi compliqué que ça en a l’air.
— Ça semble impossible pour nous.
— Un téléphone intelligent semble impossible pour un chien, non? Pas que vous êtes des chiens, mais c’est juste que vous avez encore un long chemin à faire. On a une espèce d’échelle de maturité de civilisations, ici. Vous, vous êtes comme au début de l’adolescence, à l’échelle évolutive. De notre point de vue, en tout cas.
— Mais est-il possible pour nous… d’accélérer le processus?
— Bien sûr. Suis les enseignements de tes guides, et tu vas le faire. Et cela vaut pour tout ceux chez toi qui recherches activement à grandir et évoluer. Je sais, cependant, que je suis une très grande motivation pour toi, et que donc tu es plus assidu dans tes recherches.
— En effet. Dis-moi, que penses-tu de la bible? Tu as bien dû en entendre parler?
(Elle réfléchit un instant, les yeux dans le vague.)
—Tu sais que les réponses que je peux te donner sont dangereuses? Non pas que j’ai des connaissances secrètes sur votre bible, mais ma réponse risque de grandement influencer ta vision de cet ouvrage. De façon trop précoce. Parce que si jamais tu dois encore apprendre des choses dans la bible, mais que je te dis, par exemple, que cet ouvrage n’est pas optimal pour toi, tu risques de passer à côté d’enseignements importants, tu saisis?
— Oui. Mais je voudrais quand même savoir. De toute façon j’ai déjà mon idée sur la bible.
(Elle prend un instant avant de parler.)
—Votre bible est un excellent départ. Je pense que ce serait la meilleure manière pour moi de résumer mon point de vue sur la chose.
(Petit silence, le sujet semble clos.)
— Dis-moi… Est-ce qu’il arrive que des membres de ton peuple enseignent à des êtres très jeunes dans leur évolution, comme moi et les humains de la Terre?
— Oui.
— Car il doit y en avoir ailleurs que sur la Terre? Des gens coupés de leur vraie identité?
(Elle hoche la tête.)
— Et… qu’est ce que les membres de ton peuple enseignent à ces âmes perdues?
(Elle fait un drôle d’air.)
— C’est très vaste comme question.
— Bon, en gros, je veux savoir s’il leur arrive d’entrer en contact avec eux, mais plus que juste via la communication du cœur? Ils arrivent à faire en sorte que leurs élèves les voient et soient avec eux?
— Bien sûr!
— Comment?!
(Elle sourit.)
— C’est compliqué à répondre! Dieu sait que j’ai hâte aussi que tu me vois. Mais tu as encore des choses à apprendre.
— Tu ne peux pas me donner un indice?
— Ça va sonner comme du « déjà entendu », mais tout se joue dans le moment présent. Tout le temps. Ça calme ta curiosité un peu?
— Un peu. Tu me donnes deux secondes?
— Évidemment!
(Je vérifie mon téléphone, il vibrait. Je l’éteins.)
— Pour être franc, je n’arrive absolument pas à saisir comment faire pour rencontrer des êtres tels que toi, ou des maîtres… mais en chair et en os. Je veux dire, j’ai beau essayer de tourner le problème dans tous les sens dans ma tête, je n’arrive pas à comprendre ce que je dois faire.
(Elle ne répond pas, elle m’observe.)
— Kanah, ton peuple croit-il au destin? Croient-ils que tout est déjà déterminé, que les épreuves sont normales, prévues, pour te faire jouer un rôle précis?
— Si.
(Je réfléchis, je n’arrive pas vraiment à traduire mon interrogation en mots.)

— As-tu déjà été dans une situation comme la mienne, Kanah? As-tu déjà… voulu faire quelque chose de tout cœur, mais sans aucune idée comment faire, ni comment ça allait se passer? Est-ce que tu as attendu et tu as espéré? Comment l’as-tu vécu?
— Je n’ai pas vraiment eu une expérience similaire à la tienne. Dans ton cas, tu es encore extrêmement attaché à ta vision de la vie, et la vision que tu as de toi-même, de ton passé, ton futur. Forcément alors c’est difficile, puisque cette vision n’est absolument pas compatible avec le reste de l’univers, nous. Parce que tu n’arrives pas à laisser derrière ta façon de penser, tu ne peux pas nous voir.
Ce n’est pas parce que l’illumination va t’amener des pouvoirs qui vont te permettre de me voir, et voir tes guides. Ce n’est pas parce que tu dois transcender la réalité par toi-même, et tu ne dois pas non plus devenir un grand maître spirituel pour nous voir. Cela est une de tes grandes illusions. Non, le problème, c’est que tu n’arrives pas à changer ta vision de la vie. Le moment présent, laisser le passé et le futur derrière soi, l’abandon à Dieu, etc. Puisque tu t’accroches encore à ton éducation et façon de penser à la Terrienne, on ne peut pas venir te voir, ou t’inviter à nous joindre pour la seule et simple raison que cela aurait des effets dévastateurs sur toi. Tu n’es pas prêt.
Tu n’auras pas à développer la clairvoyance pour me voir. Tu n’aurais pas à apprendre à te téléporter pour venir me visiter. Pense à Star Trek. Nous allons juste t’exposer à notre « technologie », à la différence que cette technologie demeure dans le domaine de l’Esprit. Si nous devions attendre que tu découvres et maîtrises ces technologies par toi-même, nous attendrions très longtemps.
On va t’enseigner! Pour l’instant, tu dois juste être prêt à nous voir. Rêvasser au futur et à comment cela va se passer ne t’aideras pas. Attendre bêtement non plus. Tu dois plutôt continuer sur ta lancée : demeurer dans le présent en étant extrêmement lucide et vigilant, et méditer sur ce qui te fait perdre cette vigilance. Le but n’est pas d’éradiquer tes défauts. Le but est de les comprendre pour ainsi savoir comment elles influencent ton âme et ton corps. Tu as encore des conditionnements au niveau inconscient. Et la seule manière de les faire remonter à la surface, c’est d’être attentif et de les « prendre sur le fait », et cela, tu peux le faire qu’en étant vigilant de ton intérieur dans le présent. Ensuite, nous, tes guides, pouvons t’aider à mieux comprendre ces problèmes. Mais on ne peut pas te révéler ces problèmes. On te les écrirait physiquement sur un papier, la liste complète de tout ce qui t’empêche d’être prêt à découvrir l’univers, mais même là, tu ne le saisirais pas. Tu les lirais, ce serait dans ton mental. Mais, seulement dans le présent, tu vas les comprendre, et les intégrer, tu saisis?
C’est vraiment ce sur quoi tu dois te concentrer. Tout le reste est futile, si ta motivation est ta quête spirituelle.
(Petit silence.)
— Il t’arrive souvent, Kanah, de passer de la conversation normale à me donner l’un des enseignements les plus importants que j’ai eu?
— Tu es bête! (Affectueusement.) Tous les enseignements que tu reçois sont bons, mais tu ne les intègre pas! Tu restes en surface de compréhension par manque de clarté d’esprit. Et je te rappelle que l’on répond à tes questions. On ne peut pas vraiment t’enseigner sur quelque chose dont tu n’aurais pas posé la question d’abord. Et puis, moi, je ne suis pas ta guide, d’accord? Je suis ton amoureuse avant tout.
— Je ne voulais pas t’offenser! (Avec un sourire.)
— Je ne le suis pas! Je dis juste que moi, ce n’est pas ma job de t’enseigner.
— J’ai de la misère à traduire ce que tu essaies de me dire.
— Tu commences à être fatigué. Ton cerveau pédale.
—… Ouais. En effet.
—Je vais te laisser là-dessus alors, d’accord?
— Parfait, merci beaucoup. Je suis souvent confus par rapport à où mettre mes efforts, et tu m’as admirablement répondu.
— Parfois c’est plus facile de se le faire dire par l’amour de son cœur que par un guide.
— Je vois…
— Peu importe! Repose-toi.
—Merci!
